Madagascar : plus de 7000 enfants scolarisés grâce à Aide et Action

Pour le projet « Education préscolaire à Madagascar », mené par Aide et Action, l’heure est au bilan. En trois ans, celui-ci a permis de construire une trentaine de centres préscolaires publics dans les quatre régions : Analamanga, Sava, Diana, et Atsimo Atsinanana. Ces derniers accueillent au total plus de 7 000 enfants de 0 à 3 ans, issus des milieux urbains et de zones plus reculées, comme Betioky- Atsimo, Sakaraha… 58 salles de classes ont été construites selon les normes internationales et 70 éducatrices ont été formées. En sus, de nombreux outils pédagogiques adaptés à l’éducation préscolaire ont été produits durant cette période. Suite au passage du cyclone Haruna en Février 2014, ce projet avait notamment permis la re-scolarisation rapide des enfants touchés par la catastrophe naturelle.

L’ensemble de ces résultats et analyses ont été partagés lors d’un séminaire international organisé par la Direction de l’Education Prescolaire et de l’Alphabétisation de Madagascar, Aide et Action et l’Université de Genève début octobre 2014. « La première journée de ce séminaire a été consacrée à la présentation des expériences menées par des intervenants dans le préscolaire à Madagascar (Aide et action, Unicef, Association sœur Emmanuel…), d’une part et, d’autre part, de celles entamées par Aide et action en Afrique de l’Ouest (Mali, Togo). L’université de Genève, l’Ecole normale supérieure de Fianarantsoa et l’Académie de La Réunion présenteront les résultats de leurs recherches sur le préscolaire, durant la deuxième journée », explique Evelyne Hantamalala. Une table- ronde sur le thème : « A la recherche de pistes d’actions pour le développement de l’éducation préscolaire à Madagascar » a clôturé le séminaire.
Ce séminaire vise à contribuer à l’amélioration des stratégies et politiques de développement de la petite enfance en Afrique et spécialement à Madagascar. Dans ce pays, comme souvent dans les pays en voie de développement, près de 80% des structures d’accueil de la petite enfance sont du secteur privé et en milieu urbain. Résultat : bon nombre d’enfants notamment parmi les familles les plus pauvres sont livrés à eux-mêmes une bonne partie de la journée. Ils ne sont pas pris en charge et ne bénéficient pas des meilleures soins ni de la meilleure éducation possible, ce qui est susceptible de nuire à leur développement cognitif et social.