Un enfant avec un sceau d'eau

Environnement : Et si l’on profitait mieux de la vie en cultivant son jardin

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Semences, plantations, cultures… l’art du potager n’a aujourd’hui plus aucun secret pour près de 4 000 élèves des communes de Doutchi, Filingué et Mirriah au Niger qui ont bénéficié du projet Jardin Potager Scolaire mené par Aide et Action avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Au cours des deux dernières années, près de 70 jardins ont ainsi été crées. Les plus jeunes ont été invités à planter les choux, carottes, pommes de terre , laitues et poivrons… à s’initier aux méthodes de cultures les plus complexes et à utiliser le matériel mis à leur disposition par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.(FAO)

Quel rapport avec l’éducation se demanderont certains ? Voilà de simples activités « vertes » diront d’autres. Et pourtant… dans ces régions au climat instable, où les sécheresses se multiplient, bien connaître la terre, c’est aussi savoir ce dont les cultures ont besoin pour pousser et pouvoir ainsi anticiper les conséquences désastreuses du réchauffement climatique.

« L’initiative des jardins potagers scolaires a été de suite bien appréciée. Après une première période de sensibilisation des communautés, tout le monde s’est pris au jeu », explique Aboubacar Maman, Coordinateur du bureau national. « Les enfants ont appris les techniques de la production maraîchère et ont transmis leur savoir à leurs parents. Les Jardins Potagers Scolaires ont ainsi contribué à la découverte, au sein de la communauté, de variétés de semences adaptées aux conditions climatiques locales. Ils ont également enseigné aux plus jeunes qu’il sera nécessaire dans les années à venir de s’adapter aux changements climatique et de développer des techniques pour limiter les crises alimentaires », ajoute Aboubacar. Sur le plan nutritionnel, les produits du jardin ont offert aux élèves la possibilité de manger des fruits et des légumes bons pour leur santé et cela a contribué à changer les habitudes alimentaires dans la région.

Côté enseignement et pédagogie de nombreuses avancées sont également à noter. « Les jardins potagers scolaires ont également amélioré la qualité des enseignements. Les enseignants ont appris à exploiter de manière pédagogique les jardins qu’ils avaient à leur disposition », ajoute Aboubacar Maman. « Le jardin a permis de développer mon esprit d’observation. Nous et nos familles avons trouvé un complément à notre alimentation. Nous avons vite assimilé les leçons puisque nous avons pu rapidement les mettre en application dans les jardins potagers scolaires », explique l’une des élèves de l’école primaire de Gofawa, qui a participé au projet.