Au Sénégal, Marie-Jeanne n’a pas accès à l’éducation à cause de son handicap visuel

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Dans de nombreuses régions du monde, il n’existe aucune structure scolaire d’accueil pour  les enfants atteints de handicap. Déjà fragilisés, ceux-ci se retrouvent alors exclus du système et condamnés à faire face à de nombreuses difficultés tout au long de leur vie. C’est le cas de Marie-Jeanne, âgée de 4 ans, au Sénégal.  

Marie-Jeanne vit à Sedhiou, en Casamance, au Sénégal. Depuis sa naissance, elle est aveugle. Faute de consultation ophtalmologique, sa famille n’a pas d’explication à son handicap. Seuls les infirmiers du centre de santé du quartier sont intervenus, mais sans succès. « Ils ont fait de leur mieux mais rien n’a pu corriger le handicap », regrette Rose, sa grand-mère.

« Je veux aller à l’école »

Privée de la vue, Marie-Jeanne a développé l’ouïe. « À chaque fois que ses frères et sœurs se mettent dans un coin pour faire leurs devoirs, elle fait tout pour venir s’asseoir à côté. Elle les entend alors lire A-B-C et elle répète avec eux », explique Tinina, sa maman âgée de 25 ans.

Malheureusement, contrairement à son frère et à sa sœur, respectivement en classe de CM2 et de CE1, Marie-Jeanne n’a pas accès à l’éducation. À Sédhiou, il n’y a pas d’école ou de centre spécialisé pouvant accueillir les enfants atteints de handicap visuel.  « Marie-Jeanne ne cesse de me réclamer un cartable pour aller en classe. Elle dit « Je veux aller à l’école moi aussi », mais avec son handicap, c’est compliqué. Je ne sais pas quel maître peut prendre en charge une enfant comme elle. J’aimerais trouver une solution pour lui offrir une vie meilleure », conclut sa maman.

Pour Aide et Action, cette situation est inacceptable. Aucun enfant ne doit être privé de son droit à l’éducation ! C’est pourquoi, nous défendons l’idée d’une éducation inclusive qui offre à chacun les mêmes chances pour l’avenir. L’inclusion des enfants souffrant de handicap, dans les écoles “ordinaires”, favorise la scolarité primaire complète et contribue à éliminer les discriminations. Les États doivent faire de ce sujet une priorité et investir afin de développer des milieux d’apprentissages inclusifs et fournir des formations adaptées aux enseignants afin de ne laisser personne derrière !