Aide et Action promeut l’éducation pour améliorer la vie des futures générations

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En Guinée, notre projet École Amie des filles vise à contribuer à l’émergence d’un environnement favorable à la scolarisation, au maintien et à la réussite des enfants à l’école, notamment des filles. Une enseignante et une élève nous expliquent en quoi celui-ci a changé les choses.

Les cours complémentaires ont changé ma vie

« Je m’appelle Bilguissa Camara et je suis élève en classe de seconde, au lycée Général Lansana-Conté de Koba en Guinée. J’ai fait mes études primaires à l’école de Tatema construite par Aide et Action et qui a bénéficié du Projet École Amie des Filles. Avant sa mise en œuvre, j’avais redoublé la classe de CM2 et n’avais pas pu accéder au collège. Grâce à ce projet, j’ai pu surmonter mes difficultés d’apprentissage. Une association d’enseignantes a été mise sur pied, avec le soutien d’Aide et Action, pour donner des cours complémentaires aux élèves. Cet appui a été très important pour ma réussite en me remontant le moral, en m’encourageant à persévérer à l’école et en me permettant de combler mes lacunes. Je suis orpheline de père et de mère et je n’aurais pas eu la possibilité de payer des cours d’appui. Ça a été déterminant puisque la deuxième tentative à l’examen de fin de l’école primaire fut la bonne. Je me vois aujourd’hui comme une fille privilégiée. J’ai terminé l’école primaire avec succès et je suis à seulement deux ans de la classe de terminale. Ce que peu de filles ont la chance d’accomplir. Mon rêve est de devenir banquière pour avoir une vie meilleure. Sans éducation, ça n’aurait jamais été possible. »

Le grand mérite de l’association est d’avoir construit des relations de dialogue

« Je suis Yattara Binty Ndiaye, directrice de l’école primaire de Tatema et présidente de l’association des enseignantes de Koba. Ma première rencontre avec Aide et Action date de très longtemps. J’étais enseignante dans une école construite par l’association. Ces liens se sont renforcés avec le projet École Amie des Filles qui était assez différent de ceux qu’on avait l’habitude de voir. En effet, il s’intéressait non seulement à l’inscription des filles à l’école, mais surtout à l’assiduité et à l’achèvement du cycle primaire par la réussite à l’examen d’entrée au collège. C’est ainsi qu’Aide et Action a suscité la mise en place d’une association des femmes enseignantes de Koba. L’association offrait des cours complémentaires aux élèves en difficultés notamment. Elle faisait de la sensibilisation auprès des communautés pour l’inscription particulièrement des filles à l’école et s’adressait aux familles dont les enfants accusaient une irrégularité dans la fréquentation. Le grand mérite de l’association c’est d’avoir construit des relations de dialogue entre les familles et l’école. Et ce qui est positif, c’est que nous sommes partie prenante dans la résolution des problèmes qui entravent la réussite des élèves à l’école. Grâce au projet, l’association des femmes enseignantes, dont je suis la présidente, bénéficie d’une très grande reconnaissance auprès des autorités éducatives et des pouvoirs publics locaux. Nos collègues enseignantes font désormais appel à notre association pour améliorer la scolarisation des élèves. »

 

L’année dernière, le projet École Amie des Filles a accompagnée 5 000 enfants, 4 000 adultes, 150 enseignants et 21 écoles. Son objectif est de répondre aux trois problèmes auxquels l’école guinéenne est confrontée : la faible scolarisation des filles en zones rurales, le fort taux d’abandon scolaire et une implication insuffisante des communautés et des parents dans la gestion de l’école. En agissant sur ces freins et en promouvant une éducation de qualité pour tous, Aide et Action est convaincue que la vie des générations futures peut être profondément améliorée.