Femmes en classe d'alphabétisation au Burkina Faso

Journée mondiale de l’alphabétisation : on n’avance plus, on recule !

Publié dans Espace presse

En 2010, Aide et Action tirait déjà la sonnette d’alarme. L’association affirmait que si rien n’était fait pour contrer les effets dévastateurs d’une crise économique sur l’éducation dans le monde (cf. le rapport « Education, les cours chutent »), le nombre de 700 millions d’analphabètes ne pourrait pas diminuer. Or aujourd’hui, 796 millions de personnes dans le monde ne sont pas capables de lire et d’écrire sans difficultés les documents les plus simples (Source : Unesco).

En Afrique Subsaharienne, 4 jeunes adultes sur 10, ayant passé au moins 5 ans à l’école, sont analphabètes. Face à ce défi, au Burkina Faso, Aide et Action mène un projet d’alphabétisation des femmes en partenariat avec la Fondation L’Occitane. Ainsi, les femmes de 7 régions du pays, en ayant assimilé les acquis fondamentaux de la lecture et de l’écriture, pourront mieux aider leurs familles, soigner leurs enfants et participeront davantage à leur environnement socio-économique.

Dans les campagnes profondes de la Chine, il n’y a pas d’école pour accueillir les 40 millions de femmes analphabètes, pas d’enseignants formés, pas de matériel à leur disposition. Depuis 2008, Aide et Action et ses partenaires se mobilisent pour leur « alphabétisation fonctionnelle » (= en lien direct avec leurs préoccupations quotidiennes). Après avoir formé plus de 120 volontaires aux techniques d’enseignement, l’association a ouvert des classes et ainsi permis l’alphabétisation en moins de 2 ans de plus de 1300 femmes.

Savoir lire et écrire permet de développer une meilleure estime de soi, de participer à la vie démocratique et d’améliorer ses capacités d’adaptation. L’alphabétisation comporte également des bénéfices sociaux (les enfants de parents alphabétisés ont plus de chances que les autres d’accéder à l’éducation) et économiques (les femmes alphabétisées développent plus facilement une activité économique leur permettant de mieux subvenir aux besoins de leur famille). Un enfant dont la mère sait lire a 50% de chances de plus de survivre au-delà de sa cinquième année.

Afin d’alerter les pouvoirs publics et de développer pour tous l’accès à une éducation de qualité, Aide et Action lance en 2012 une campagne nationale contre l’exclusion éducative : « L’éducation exclut aussi. Agissons. »