A travers le prix Nobel de la paix, c’est bien « l’éducation » qui est pointée comme un levier puissant de paix à travers le monde.

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Le prix Nobel de la paix a été décerné conjointement à la Pakistanaise Malala Yousafzaï et à l’Indien Kailash Satyarthi, tous deux activistes des droits des enfants. Les deux lauréats ont été choisis par le comité parmi une liste 278 candidats « pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation », a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.

Aux Nations unies en juin 2013, Malala Yousafzaï, avait en effet déclaré : « Prenons nos cahiers et nos crayons. Ce sont nos armes les plus puissantes ». Avec Malala Yousafzaï et ce prix Nobel attribué la veille de la journée internationale des jeunes filles, c’est bien un appel à tous les acteurs de l’éducation à créer une force d’intervention pour la paix, constituée de « casques bleus » de l’éducation, équipés d’armes de pacification massives, des plus classiques aux plus modernes, afin que, de la petite enfance aux jeunes adultes exclus des systèmes éducatifs, nous combattions l’obscurantisme, l’analphabétisme et toutes les formes d’exclusion par l’accès à une éducation de qualité pour tous, tout au long de la vie. Car aujourd’hui encore, 57 millions d’enfants d’âge primaire sont toujours privés d’éducation (dont 54% de filles), et 69 millions d’adolescents n’ont pas accès à l’enseignement secondaire (dont 53% de filles) (1). Depuis plus de 30 ans, c’est un travail de terrain, au service de l’éducation, qu’Aide et Action International pratique dans plus de 24 pays dans le monde, au cœur des populations les plus déshéritées, dans des contextes de plus en plus compliqués. Notre monde est en effet sans cesse déséquilibré et chahuté, les problèmes d’exclusion à l’éducation se complexifient et les solutions apportées doivent en permanence être adaptées et repensées. C’est donc en coopération avec les Etats, les associations, les institutions et les acteurs économiques locaux, qu’Aide et Action International agit et innove ; une démarche participative locale, impliquant tous les acteurs concernés. Car nous avons besoin de toutes les forces en présence, pour analyser, expérimenter et lancer des projets éducatifs afin que chaque individu puisse grandir et s’élever pour devenir un acteur de la paix, un citoyen du monde, autonome et responsable.

(1) Rapport mondial de suivi de l’Education pour tous 2013/2014