Deux fillettes accroupies au travail dans une briquetterie en Inde

12 juin, Journée mondiale contre le travail des enfants

Publié dans Espace presse

215 millions d’enfants travaillent dans le monde. Parmi eux, 115 millions d’enfants exercent un travail dangereux et 22 000 meurent chaque année du fait de ce travail. Ces enfants ne vont généralement pas à l’école et ne reçoivent souvent pas l’alimentation et les soins dont ils ont besoin.

Deux nouveaux rapports internationaux ont récemment été publiés sur la thématique du travail des enfants. L’Organisation Internationale du Travail (OIT) pose la question de savoir comment réduire le travail des enfants dans les circonstances défavorables d’un ralentissement de l’activité économique mondiale. Le rapport rédigé par Gordon Brown, envoyé spécial des Nations unies pour l’éducation dans le monde, intitulé Child Labor and Educational Disadvantage insiste : “Libérer les enfants du travail est un élément clé pour atteindre les objectifs du Millénaire (ODM) en lien avec l’accès universel à l’éducation”.

Ces deux rapports reviennent sur le fait que l’éducation primaire reste le meilleur moyen de lutter contre le travail des enfants, dans la mesure où la plupart des enfants qui travaillent n’ont jamais été scolarisés tandis que ceux qui le sont ne sont que rarement retirés de l’école pour être mis au travail.

Au Cambodge, l’OIT estime que 52% des enfants âgés de 7 à 14 ans, soit environ 1,4 million d’enfants, sont en situation de devoir travailler pour survivre et gagnent, en moyenne 1 dollar par jour. Pour lutter concrètement contre le travail des enfants dans ce pays et favoriser l’accès de tous les enfants à l’éducation, Aide et Action intervient aux côtés de ses partenaires depuis 2002.

Ainsi, dans les zones rurales du pays notamment, Aide et Action met en place et soutient des « clubs de jeunes » animés par des bénévoles cambodgiens. Il s’agit de rencontres de soutien scolaire pour les enfants en âge d’aller à l’école, le soir après le travail dans les champs. L’expérience terrain d’Aide et Action montre qu’il est en pratique difficile de priver immédiatement les enfants du travail aux champs ou d’une forme d’appui économique à leurs familles, pour des raisons de survie. Ces clubs, fondés sur l’engagement volontaire des jeunes, permet de lutter efficacement contre les risques de quitter l’école avant d’avoir acquis les connaissances de base.

Pour Carmen Duarte, porte-parole d’Aide et Action : « la prise de conscience des liens entre éducation et développement, éducation et réduction de la pauvreté, permet de lutter plus efficacement contre le travail des enfants. C’est en reconnaissant le lien fondamental entre travail des enfants et éducation de base que de grands progrès peuvent être accomplis. »

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